Il est 23h et je viens de terminer de regarder The Fault in
Our Stars, confortablement installée dans mon canapé, avec une tasse de cacao
froid. Naturellement, j’avais prévu le paquet de mouchoirs, je ne pensais pas
en avoir autant besoin.
J’ai lu le roman cet été, à Londres, en deux jours, parce qu’il
était en promo « Buy one get one half price » (Un acheté, un a moitié prix) chez Waterstone et parce que cela
faisait des mois que j’entendais tout le monde parler de ce livre comme s’il
était le reflet de la plus belle histoire d’amour romanesque de ces dernières
années. Je me doutais que j’allais aimer : de la young adult, c’est simple
à lire, on s’attache facilement aux personnages et sensible comme je suis, j’allais
adhérer. Je ne pensais pas adhérer à ce point. J’ai lu la dernière page du
roman au lit, aux alentours de 2h du matin, incapable de le poser (D’ailleurs,
je ne sais pas comment j’ai fait pour faire autre chose que lire à partir du
moment où je l’ai ouvert, dans un Café Costa…) et j’ai versé ma larme.
J’vais vous épargner le synopsis, il est trouvable partout
sur les Internets Mondiaux, et, à moins que vous ne sortiez de la planète Mars,
vous avez du entendre parler de cette histoire d’amour entre deux adulescents
atteints de cancer.
Revenons-en au propos : le film. Comme je disais, je
savais à quoi m’attendre, mais je pense que le film m’a encore plus bouleversé
que le livre. Le jeu d’acteur est juste magistral, et on vit littéralement leur
histoire d’amour. En ce qui concerne l’adaptation, j’en ai rarement vu d’aussi
bonne, et les regards que se lancent Hazel (Shailene Woodley) et Gus (Ansel Elgort)
ne nécessitent aucun dialogues, même si ceux-ci sont tout à fait justes et dans
l’esprit de l’histoire. Naturellement, comme il s’agit d’une adaptation,
certains passages ont été coupés ou modifiés pour entrer dans le scénario, ces
coupes et ces modification étant parfaitement légitime, à mon sens, créant un
film qui se tient, autant que se tenait le livre.
J’ai eu également un énorme coup de cœur pour Laura Dern,
qui joue avec brio une mère aimante et naturelle, touchante au possible, et
prête à tout pour rendre sa fifille heureuse malgré les épreuves. Nat Wolff,
qui joue Isaac, l’ami aveugle de nos deux héros, est troublant de justesse, et
absolument bouleversant à la fin du film, lorsqu’il prend Hazel par le cou, en
lui expliquant quelque chose que je tairais ici, pour cause de Spoiler Alert.
En ce qui concerne le personnage de l’écrivain Van Houten
(Ici joué par Willem Dafoe), pour qui j’avais beaucoup d’attente en lisant le
roman, je ne saurais expliquer à quel point je l’ai haït, tout comme je l’ai
haït pendant la lecture du livre.
Mention spéciale à la B.O., que je vais m’empresser de me
procurer, histoire de me la passer en voiture (Quoi que, ça risque d’être un
peu dangereux, imaginez que je me mette à pleurer en conduisant… ;))
En résumé, je ne pense pas que cette « revue » ai
été particulièrement informative, mais il me tenait à cœur de vous parler de
ces deux petites pépites, et je ne peux que vous encourager de lire ce livre,
ou de regarder ce film, vous n’en sortirez pas indemne, ça, c’est sûr.
Sachez quand même que cette magnifique fresque sur le
bonheur d’être en vie m’a coûté quand même quatre mouchoirs bien mouillés. J’dis
ça, j’dis rien.

